Créer un serveur Rust tient en quatre étapes : SteamCMD, l'App ID 258550, quelques ports à ouvrir et un fichier de lancement. Et le jeu ne faiblit pas. En août 2026, Rust a réuni en moyenne 99 323 joueurs simultanés sur Steam, avec un pic à 196 181 selon SteamCharts. Autant de joueurs qui cherchent un serveur à leur goût. Le vôtre peut en faire partie. On vous guide de l'installation au premier wipe, commandes à l'appui.
Ce qu'il faut retenir
- Le serveur dédié Rust est gratuit, s'installe avec SteamCMD (App ID 258550) sans compte Steam et réclame au moins 12 Go de RAM libre selon Facepunch.
- Quatre ports entrent en jeu : 28015 UDP pour jouer, 28017 UDP pour apparaître dans la liste, 28016 TCP pour le RCON et 28082 TCP pour Rust+.
- Pour un premier serveur moddé, Oxide reste le choix le plus sûr, et Carbon prend l'avantage dès que les plugins s'accumulent.
- Chaque premier jeudi du mois, la mise à jour obligatoire impose un wipe, et les règles Facepunch de juillet 2025 encadrent la monétisation et les DLC.
Louer ou héberger soi-même : quelle formule choisir ?
Avant de taper la moindre commande, une question tranche tout le reste : où va tourner votre serveur ? Trois options existent, et elles ne visent pas du tout le même public.
| Critère | Hébergeur spécialisé | VPS ou serveur dédié | Votre propre PC |
|---|---|---|---|
| Coût mensuel | Environ 4,50 à 10 € en entrée de gamme (relevé septembre 2026) | Variable, dicté surtout par la RAM | Électricité uniquement |
| Compétences requises | Faibles, tout passe par un panel web | Linux, SSH, pare-feu | Redirection de ports sur la box |
| Protection anti-DDoS | Incluse chez la plupart | Selon l'offre | Aucune |
| Disponibilité 24h/24 | Oui | Oui | Seulement si le PC reste allumé |
| Liberté de configuration | Limitée au panel | Totale | Totale |
Fuyez le PC maison si votre serveur doit rester ouvert quand vous éteignez l'ordinateur, ou si votre débit montant est modeste. Il convient à une session du week-end entre quelques amis, rien de plus.
L'hébergeur Rust spécialisé est parfait pour ceux qui veulent jouer plutôt qu'administrer : installation d'Oxide en un clic, wipes programmés, anti-DDoS inclus. Les tarifs cités viennent des pages de YorkHost, OuiHeberg et OneHeberge consultées en septembre 2026, ils peuvent évoluer.
Le VPS ou le serveur dédié s'adresse à ceux qui veulent tout contrôler et ont déjà touché à Linux. C'est la voie que ce guide détaille, parce qu'elle vous apprend comment fonctionne un serveur Rust de l'intérieur. Même si vous louez ensuite, vous saurez lire une console et diagnostiquer une panne.
De quelle machine a besoin un serveur Rust ?
12 Go de RAM libre. C'est le plancher indiqué par le wiki officiel de Facepunch, accompagné de 15 Go d'espace disque, en SSD ou NVMe de préférence. Le wiki précise que ces valeurs varient selon l'usage et la population, et qu'une carte de taille 6 000 consommera davantage.
Pourquoi autant ? Parce que le serveur simule toute la carte en mémoire : chaque base, chaque entité, chaque baril de loot. Plus la carte est grande et peuplée, plus la facture grimpe. Côté processeur, Facepunch se contente d'une consigne : plus il y a de joueurs, plus le CPU doit être rapide. Sur le terrain, on remarque que les hébergeurs spécialisés misent presque tous sur des processeurs à haute fréquence, type Ryzen 9, plutôt que sur une multitude de cœurs.
| Profil | Joueurs simultanés | Taille de carte | RAM conseillée |
|---|---|---|---|
| Serveur entre amis | 5 à 10 | 2 000 à 3 000 | 12 Go libres |
| Petite communauté | Environ 50 | 3 500 | 12 à 16 Go |
| Communauté active | Environ 100 | 4 000 à 4 500 | 16 Go et plus |
| Gros serveur | 200 et plus | 4 500 à 6 000 | 24 Go et plus |
Ce tableau est une estimation éditoriale qui croise le plancher Facepunch et les grilles publiées par des hébergeurs (Flux annonce par exemple environ 12 Go pour 100 joueurs et 24 Go pour 200 slots). Vos plugins peuvent faire bouger ces chiffres.
Notre conseil : ne descendez pas sous 16 Go physiques sur une machine dédiée, car le système et les plugins mangent leur part. En cas de doute, le wiki Facepunch renvoie vers deux calculateurs de RAM, proposés par Pine Hosting et Physgun, qui estiment vos besoins selon la carte et la population visées.
Installer le serveur avec SteamCMD, étape par étape
Bonne surprise pour commencer : aucun compte Steam n'est nécessaire pour installer et faire tourner le serveur. Il vous en faudra un, avec Rust acheté, uniquement pour vous y connecter en jouant. Le serveur dédié porte l'App ID 258550 (le client du jeu, lui, porte le 252490) et s'installe avec SteamCMD, l'outil en ligne de commande de Valve documenté sur le Valve Developer Community.
Sous Linux (Ubuntu, Debian)
- Créez un utilisateur dédié, par exemple
steam: Valve déconseille de lancer SteamCMD en root, pour des raisons de sécurité. - Installez les bibliothèques 32 bits dont SteamCMD a besoin (sur Ubuntu :
sudo apt-get install lib32gcc-s1). - Téléchargez SteamCMD, puis le serveur Rust :
mkdir ~/rust ~/steamcmd && cd ~/steamcmd
wget https://steamcdn-a.akamaihd.net/client/installer/steamcmd_linux.tar.gz
tar xvfz steamcmd_linux.tar.gz
chmod +x steamcmd.sh
./steamcmd.sh +force_install_dir ../rust +login anonymous +app_update 258550 validate +quit
Le paramètre +login anonymous n'a rien d'optionnel. Sans lui, SteamCMD répond par l'erreur « No subscription » et refuse d'installer le serveur.
SteamCMD dépose un script de lancement basique nommé runds.sh. Rendez-le exécutable avec chmod +x runds.sh, ajoutez-y vos paramètres, puis lancez-le dans une session screen pour pouvoir fermer votre terminal sans couper le serveur :
screen -S rust_server ./runds.sh
Ctrl+A puis D pour vous détacher, screen -x rust_server pour revenir à la console.
Sous Windows
Même logique, autre décor. Téléchargez steamcmd.zip depuis la page de Valve, décompressez-le dans C:\steamcmd, puis ouvrez une invite de commandes :
cd C:\steamcmd
steamcmd +force_install_dir C:\rust\serveur +login anonymous +app_update 258550 validate +quit
Créez ensuite un fichier RunServer.bat dans le dossier du serveur. Activez l'affichage des extensions dans l'explorateur, sinon vous obtiendrez un RunServer.bat.txt que Windows refusera d'exécuter :
RustDedicated.exe -batchmode +server.port 28015 +server.queryport 28017 +rcon.port 28016 +rcon.password "UnVraiMotDePasse" +rcon.web 1 +server.hostname "[FR] Mon serveur Rust" +server.identity "monserveur" +server.seed 48213 +server.worldsize 3500 +server.maxplayers 50 -logfile serveur.log
Les paramètres qui comptent vraiment
| Paramètre | Rôle | Notre recommandation |
|---|---|---|
| server.port | Port de jeu (UDP) | 28015 par défaut |
| server.queryport | Visibilité dans la liste des serveurs (UDP) | 28017, jamais identique au port de jeu |
| rcon.port et rcon.password | Administration à distance (TCP) | Mot de passe long et unique |
| server.identity | Nom du dossier de sauvegarde | Court, sans espace |
| server.seed | Graine de génération de la carte | Toute valeur de 0 à 2 147 483 647 |
| server.worldsize | Taille de la carte | De 1 000 à 6 000 |
| server.maxplayers | Nombre de slots | À caler sur votre RAM |
Pour le reste (réglages de gameplay, messages, variables avancées), Facepunch recommande un fichier server.cfg placé dans server/monserveur/cfg/. Le serveur le lit au démarrage et lui donne la priorité sur la ligne de commande. On y écrit une variable par ligne, sans le + devant.
Premier lancement : comptez plusieurs minutes. Attendez la ligne Server startup complete, lancez Rust, appuyez sur F1 et tapez connect localhost:28015. Si vous vous réveillez sur une plage, la moitié du chemin est faite.
Ports et box internet : pourquoi votre serveur reste invisible
Prenons un cas typique. Théo installe son serveur sur un vieux PC relié à sa box, se connecte en localhost sans le moindre souci, envoie son IP publique à ses amis… et personne ne trouve le serveur dans la liste du jeu. Le serveur tourne pourtant. Le coupable ? Le port de requête, jamais redirigé. Cette mise en situation, on la croise sans arrêt sur les forums d'entraide.
| Port | Protocole | Usage | Indispensable ? |
|---|---|---|---|
| 28015 | UDP | Connexion au jeu | Oui |
| 28017 | UDP | Apparition dans le navigateur de serveurs | Oui pour un serveur public |
| 28016 | TCP | RCON (administration) | Si vous administrez à distance |
| 28082 | TCP | Application Rust+ | Si vous voulez Rust+ |
Beaucoup pensent qu'ouvrir le port de jeu suffit. En réalité, le serveur accepte alors les connexions directes par IP, mais reste absent du navigateur de serveurs tant que son port de requête est fermé. Facepunch conseille de valider d'abord le port de jeu seul, puis d'ajouter les autres, et d'éviter les options « TCP/UDP » ou « Les deux » des box : un protocole précis par règle.
Sur une box française (Freebox, Livebox, Bbox, box SFR), tout se passe dans l'interface d'administration, rubrique redirection de ports ou NAT/PAT. Attribuez d'abord une IP locale fixe à la machine serveur (bail DHCP statique), sinon la redirection finira un jour par pointer dans le vide. Certaines lignes Free partagent leur adresse IPv4 entre plusieurs abonnés : dans ce cas, demandez une IP fullstack depuis votre espace abonné avant toute redirection.
Le saviez-vous ? Le port de requête séparé date de la mise à jour du 2 février 2023, liée au passage à un réseau multithread. Sans réglage explicite, il vaut le plus grand de server.port et rcon.port, plus 1 : d'où 28017 avec la configuration par défaut. Le port Rust+ suit une logique voisine (plus 67, soit 28082) et doit rester supérieur ou égal à 10000, comme l'explique la page Rust+ du wiki Facepunch. Conservez précieusement le fichier companion.id de votre dossier de sauvegarde : le supprimer oblige tous vos joueurs à réappairer l'application.
Devenir administrateur et piloter le serveur à distance
Votre serveur tourne, mais vous n'y avez encore aucun pouvoir. Une fois connecté en jeu, passez par la console du serveur (ou par votre client RCON sous Linux) :
users
ownerid 76561198XXXXXXXXX "VotrePseudo"
La commande users affiche votre SteamID64, ownerid vous accorde le rang de propriétaire (moderatorid pour un modérateur). Déconnectez-vous, reconnectez-vous, et la console doit afficher « has auth level ». Inutile de sauvegarder à la main, l'enregistrement se fait automatiquement.
Sous Linux, la console n'accepte pas de commandes : un client RCON devient obligatoire. Facepunch propose une console web, mais son propre wiki signale qu'elle ne fonctionne pas en HTTPS, ce qui fait transiter votre mot de passe RCON en clair. On préfère un client installé comme RustAdmin, associé à un mot de passe RCON long et jamais réutilisé ailleurs.
Oxide ou Carbon : quel framework de plugins choisir en 2026 ?
Kits de départ, téléportation, taux de récolte doublés, boutique en jeu : rien de tout ça n'existe dans Rust sans framework tiers. Deux prétendants se partagent le terrain, avec une règle absolue. Jamais les deux sur le même serveur, puisqu'ils s'accrochent aux mêmes fichiers du jeu.
| Critère | Oxide (uMod) | Carbon |
|---|---|---|
| Historique | Présent depuis les débuts de Rust | Lancé au début des années 2020 |
| Plugins | 1 419 plugins Rust sur uMod (compteur du 22 septembre 2026) | Exécute la grande majorité des plugins Oxide |
| Mises à jour | Réinstallation manuelle après chaque patch | Mise à jour automatique |
| Fonctionnement | Modifie les fichiers du serveur | Charge uniquement les hooks utilisés |
| Documentation | La plus fournie | Plus jeune, communauté en croissance |
Notre recommandation est tranchée. Premier serveur, une dizaine de plugins populaires : partez sur Oxide, vous trouverez une réponse à chaque problème en deux recherches. Serveur chargé de plugins, machine un peu juste, ras-le-bol de réinstaller le framework à chaque patch : Carbon est taillé pour vous. L'hébergeur VYKIX annonce des démarrages 30 à 40 % plus rapides sous Carbon dans un comparatif publié en janvier 2026, mais il s'agit de mesures internes d'un hébergeur, pas d'une étude indépendante.
Un piège classique guette les utilisateurs d'Oxide. Si votre script de démarrage lance SteamCMD avant le serveur, chaque redémarrage restaure les fichiers d'origine et efface Oxide, comme le rappelle le wiki Facepunch. Le bon ordre : mise à jour du serveur, réinstallation d'Oxide, démarrage.
Le wipe du premier jeudi, un rendez-vous à ne jamais rater
Chaque premier jeudi du mois, Facepunch publie une mise à jour obligatoire. Le jeu des joueurs se met à jour, et tant que votre serveur n'a pas suivi, plus personne ne peut s'y connecter. Cette mise à jour impose aussi une nouvelle carte : c'est le wipe forcé, le moment où les serveurs se remplissent le plus. Voici la routine qu'on applique :
- Sauvegardez le dossier
server/monserveur, fichier companion.id compris. - Arrêtez proprement le serveur avec la commande
quitvia RCON. - Relancez SteamCMD avec
app_update 258550 validate. - Réinstallez la version d'Oxide compatible (Carbon se met à jour seul), puis vérifiez vos plugins un par un.
- Changez de seed si vous voulez une nouvelle géographie, puis redémarrez.
Entre deux wipes forcés, rien ne vous empêche d'en programmer d'autres, hebdomadaires ou bimensuels. Supprimer les fichiers .map et .sav du dossier d'identité efface la carte, supprimer les fichiers player.blueprints efface les plans appris. Annoncez toujours la date sur votre Discord et dans la description du serveur : les joueurs de Rust choisissent souvent leur serveur en fonction du calendrier de wipe.
Dernière subtilité, rarement connue des débutants : la variable server.gamemode propose notamment les modes softcore (équipes limitées à 4, la moitié de l'inventaire conservée à la mort) et hardcore. Selon la documentation Facepunch sur les modes de jeu, changer de mode en cours de wipe réinitialise tous les joueurs et leur inventaire, sans retour possible. Pour un serveur classique, laissez la variable vide plutôt que d'écrire « vanilla », une valeur qui provoque des bugs.
Ce que Facepunch autorise vraiment sur votre serveur
Peu d'administrateurs l'ont lu en entier, et pourtant ce texte décide si votre serveur reste visible dans le jeu. Les Community Server and Hosting Guidelines, mises à jour le 15 juillet 2025, fixent les règles pour tous les serveurs communautaires des jeux Facepunch, Rust compris.
Commençons par la bonne nouvelle : monétiser est permis. Le document cite cinq possibilités :
- un droit d'entrée unique ou un abonnement ;
- les dons ;
- la vente d'objets cosmétiques, d'effets ou d'améliorations ;
- une monnaie propre au serveur ;
- la publicité, le sponsoring et le placement de produit.
Le vrai tournant de 2025 concerne les DLC. Interdiction de donner accès à un contenu payant de Facepunch (skins de construction, packs d'instruments, skins approuvés du Steam Market) à un joueur qui ne l'a pas acheté. Interdiction inverse de brider ceux qui l'ont payé. À l'été 2025, plusieurs hébergeurs ont prévenu leurs clients : les plugins de skins restent utilisables, mais seulement avec des skins du Workshop qui ne relèvent pas des DLC officiels.
Deux autres règles pèsent lourd : ne jamais présenter votre serveur comme « officiel », et garder un contenu adapté au public du jeu. Les sanctions prévues vont du retrait du navigateur de serveurs jusqu'au bannissement du jeu en cas de manquement grave ou répété.
Notre avis : le texte autorise la vente « d'améliorations » sans jamais les définir. À la lecture, un rang VIP semble couvert. Pour la santé de votre communauté, un serveur perçu comme pay-to-win se vide vite. Vendez du confort et du cosmétique, pas de la puissance de feu.
Questions fréquentes sur la création d'un serveur Rust
Faut-il acheter Rust pour créer un serveur ?
Pas pour l'installer : SteamCMD en connexion anonyme suffit. Pour jouer dessus, en revanche, chaque joueur, vous compris, doit posséder Rust sur Steam.
Peut-on héberger le serveur sur le PC qui sert à jouer ?
Techniquement oui, en pratique c'est rarement confortable. Le serveur réclame à lui seul 12 Go de RAM libres, et le jeu tourne en parallèle sur la même machine. Avec 32 Go, une petite carte et trois ou quatre amis, ça passe. En dessous, une location vous épargnera bien des saccades.
Comment rendre son serveur Rust privé ?
En le masquant du navigateur de serveurs et en n'autorisant qu'une liste blanche de joueurs. Facepunch détaille la procédure dans la page « Creating a hidden, whitelisted server » du wiki Rust.
Peut-on changer la taille de la carte sans wipe ?
Non. La taille et la seed définissent la génération du monde : les modifier revient à créer une nouvelle carte. Profitez d'un wipe pour tester une autre configuration.
Pourquoi mon serveur s'affiche-t-il dans le mauvais pays ?
Facepunch détecte le pays du serveur grâce à la base de géolocalisation de MaxMind. En cas d'erreur, envoyez une demande de correction à MaxMind et, si vous passez par un hébergeur, demandez-lui de transmettre ses propres données de localisation.
Rust+ affiche mon serveur hors ligne, que faire ?
Vérifiez que le port TCP 28082 est ouvert, qu'il reste supérieur ou égal à 10000 si vous l'avez changé, et que la machine peut joindre companion-rust.facepunch.com. La commande app.info affiche la configuration en cours. Si le test automatique échoue, le serveur désactive Rust+ et l'indique dans ses logs.
Les joueurs sur console peuvent-ils rejoindre mon serveur ?
Non. Rust Console Edition, développé par Double Eleven pour PlayStation et Xbox, fonctionne à part de la version PC. Un serveur installé avec SteamCMD accueille uniquement les joueurs PC sur Steam.


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