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Pour créer un serveur privé Agar.io en 2026, une solution consiste à utiliser OgarII, un serveur open source écrit en Node.js. Le projet fournit une procédure d'installation documentée : installer Node.js et un compilateur C++11, télécharger le dépôt, lancer npm install, puis démarrer le serveur avec node index.js depuis le dossier cli. Après le premier lancement, OgarII génère notamment settings.json, qui permet de configurer le serveur.

Ce qu'il faut retenir

  • OgarII est une implémentation open source de serveur Agar.io basée sur Node.js. Son dépôt indique prendre en charge les versions actuelles du protocole Agar.io et plusieurs mondes dans une même instance.
  • Le dépôt OgarII indique officiellement Node.js 8 ou supérieur ainsi qu'un compilateur compatible C++11 pour compiler uWebSockets.
  • Le projet MultiOgar-Edited possède également plusieurs forks publics. Le fork agarian-2/MultiOgar, dont le dépôt se trouve sur github.com/agarian-2/MultiOgar, fournit un client jouable hébergé à part sur agarian-2.github.io et documente la commande setServer("ip:port").
  • Le client officiel agar.io est documenté par OgarII avec la commande core.disableIntegrityChecks(true) avant la connexion. Pour un tutoriel simple, il est préférable d'utiliser un client communautaire conçu pour les serveurs privés plutôt que de dépendre d'une modification du client officiel.

État de l'écosystème Agar.io en 2026 : ce qui est vérifiable

De nombreux projets historiques liés aux serveurs privés Agar.io existent encore sur GitHub, mais leur état varie fortement. Il est préférable de vérifier le dépôt et sa documentation plutôt que de considérer qu'une liste de projets est exhaustive.

Projet Situation vérifiable Utilisation
OgarProject/Ogar Archivé le 27 novembre 2020 Projet historique, à ne pas utiliser comme base d'une nouvelle installation
OgarProject/Ogar2-Server Archivé le 27 novembre 2020 Ancienne implémentation Java
Yuu6883/OgarX Archivé le 2 août 2022 Projet expérimental distinct d'OgarII
Barbosik/MultiOgar Projet historique Base de plusieurs forks MultiOgar
Luka967/OgarII Dépôt public avec procédure d'installation documentée Serveur Node.js
agarian-2/MultiOgar Fork public fortement modifié de MultiOgar-Edited Serveur alternatif avec client associé
agarian-2.github.io Client web jouable public (page GitHub Pages, distincte du dépôt) Client prévu notamment pour le serveur MultiOgar d'agarian-2

La date du dernier commit est un indicateur utile, mais elle ne suffit pas à déterminer si un projet est techniquement fonctionnel. Un dépôt ancien peut continuer à fonctionner, tandis qu'un fork récent peut nécessiter des corrections. Pour une nouvelle installation, vérifiez surtout la documentation, les dépendances et les problèmes connus du dépôt choisi. OgarII dispose toujours d'une documentation d'installation et d'une structure de projet clairement identifiée.

Installer les prérequis techniques

Pour OgarII, les prérequis officiellement documentés sont Node.js et un compilateur C++11 compatible avec la compilation de uWebSockets. La procédure ci-dessous vise une installation moderne tout en restant conforme aux exigences du projet.

Sur Windows

  1. Installer Node.js. Téléchargez une version LTS depuis nodejs.org. OgarII indique officiellement nécessiter Node.js 8 ou supérieur.
  2. Installer les outils de compilation C++. OgarII utilise uWebSockets et demande un compilateur compatible C++11. Le README historique du projet indique windows-build-tools pour Windows. Ce package étant ancien, si cette méthode ne fonctionne pas avec votre environnement Node.js, utilisez un environnement Windows disposant des outils de compilation C++ nécessaires, par exemple les Build Tools de Visual Studio.
  3. Git for Windows est recommandé mais pas obligatoire. Téléchargeable sur git-scm.com, il permet de cloner facilement le dépôt et de le mettre à jour.
  4. Un éditeur de texte. Visual Studio Code, Notepad++ ou tout autre éditeur adapté aux fichiers JSON convient.

Sur Linux (Ubuntu, Debian)

OgarII demande Node.js et un compilateur C++11. Le dépôt recommande notamment GCC sous GNU/Linux.

Installez les outils de base :

sudo apt update
sudo apt install nodejs npm build-essential git

Vérifiez ensuite :

node -v
npm -v
gcc --version

La version exacte de Node.js disponible avec les dépôts de votre distribution peut varier. Le point important pour OgarII est de disposer d'une version compatible avec ses dépendances et d'un compilateur C++11 fonctionnel. Si npm install signale une erreur de compilation de uWebSockets, vérifiez en priorité votre environnement C++ et la compatibilité de la version de Node.js utilisée. Le dépôt OgarII possède notamment des problèmes documentés concernant la compilation de uWebSockets sur certaines configurations.

Sur macOS

Installez Homebrew si nécessaire, puis les outils de développement Apple :

brew install node git
xcode-select --install

xcode-select --install installe les Command Line Tools d'Apple, qui fournissent notamment les outils nécessaires à la compilation.

Méthode 1 : installer OgarII pas à pas

OgarII est un serveur Agar.io open source écrit en Node.js. Son README officiel fournit une procédure d'installation courte et reproductible : installer Node.js et un compilateur C++11, télécharger le dépôt, exécuter npm install, puis lancer node index.js depuis le dossier cli.

  1. Ouvrir un terminal (PowerShell sur Windows, Terminal sur Linux/macOS) et cloner le dépôt :
git clone https://github.com/Luka967/OgarII.git

Alternative sans Git : téléchargez l'archive ZIP depuis la page GitHub d'OgarII puis décompressez-la.

  1. Entrer dans le dossier et installer les dépendances :
cd OgarII
npm install

Cette étape installe les dépendances du projet et peut compiler uWebSockets. Si une erreur de compilation apparaît, vérifiez que le compilateur C++11 est correctement installé. OgarII documente explicitement cette dépendance.

  1. Aller dans le dossier CLI et lancer le serveur :
cd cli
node index.js

Cette procédure correspond aux instructions du dépôt officiel OgarII.

  1. Après le premier lancement, OgarII crée settings.json et log-settings.json dans le dossier cli / répertoire de travail. Le premier sert à configurer le serveur et le second à configurer les journaux.
  2. Arrêter le serveur avec Ctrl+C avant de modifier sa configuration.

Important

Ne recopiez pas automatiquement un settings.json provenant d'un autre fork. Les projets Ogar, OgarII et MultiOgar ont des configurations différentes. Avec OgarII, utilisez en priorité le fichier settings.json généré par votre propre installation et modifiez uniquement les paramètres présents dans cette version.

Configurer settings.json

Après le premier démarrage, OgarII crée cli/settings.json. Le dépôt officiel indique que ce fichier sert à modifier le fonctionnement du serveur.

Les paramètres exacts peuvent dépendre de la version ou du fork utilisé. Il est donc préférable de modifier le fichier généré par votre installation plutôt que de recopier une liste de paramètres provenant d'un autre tutoriel.

Pour commencer :

  • ouvrez cli/settings.json ;
  • identifiez le paramètre que vous souhaitez modifier ;
  • conservez le format JSON ;
  • enregistrez le fichier ;
  • redémarrez le serveur avec node index.js.

Une erreur de syntaxe JSON, comme une virgule manquante ou supplémentaire, peut empêcher le serveur de démarrer. Si nécessaire, utilisez un validateur JSON avant de relancer le serveur.

Pour connaître les paramètres réellement disponibles dans votre version, utilisez le fichier settings.json généré par OgarII comme référence. Le dépôt confirme que ce fichier est créé automatiquement après le premier lancement.

Se connecter au serveur

Le serveur OgarII et le client doivent utiliser un protocole compatible. Plusieurs clients communautaires existent ; leur compatibilité dépend notamment de la version du protocole prise en charge.

Option 1 : client Cigar2

Cigar2 est un client Agar.io open source spécifiquement décrit comme un client du protocole 6 pour les serveurs privés. Son dépôt recommande explicitement OgarII de Luka comme serveur.

Pour l'installer :

git clone https://github.com/Cigar2/Cigar2.git
cd Cigar2
npm install
npm start

Le client démarre alors sur localhost:3000 selon sa documentation.

Le dépôt indique que les serveurs peuvent être ajoutés dans le menu du client en modifiant index.html. Cette solution demande donc quelques manipulations supplémentaires mais permet de disposer de son propre client local.

Option 2 : client agarian-2

Le fork MultiOgar d'agarian-2 dispose de son propre client. Le client jouable est hébergé sur agarian-2.github.io et son code source se trouve sur le dépôt github.com/agarian-2/agarian-2.github.io (il est basé sur le Cigar de Luka967, avec des fonctionnalités reprises de Cigar2). C'est le README du serveur github.com/agarian-2/MultiOgar qui documente explicitement la commande setServer("serverip:serverport") et recommande ce client pour ce serveur MultiOgar.

Pour l'utiliser :

  1. Ouvrir le client hébergé sur agarian-2.github.io.
  2. Appuyer sur Ctrl + Shift + J pour ouvrir la console développeur.
  3. Taper :
setServer("adresse-ip:port")

Le dépôt github.com/agarian-2/MultiOgar documente cette commande et précise que le client utilise wss:// par défaut parce qu'il est hébergé sur GitHub Pages. Si le serveur ne prend pas en charge WebSocket sécurisé, le dépôt indique qu'il faut télécharger le client et l'adapter localement.

Attention : cette méthode est documentée pour le serveur MultiOgar d'agarian-2. Ne présentez pas ce client comme le client officiellement recommandé pour OgarII : les deux projets sont distincts.

Client agar.io officiel

OgarII indique dans son README qu'avant de se connecter depuis le client agar.io, il faut exécuter :

core.disableIntegrityChecks(true)

Cette instruction est bien documentée par le projet OgarII. En revanche, le fonctionnement du client officiel peut dépendre de sa version. Pour un tutoriel destiné à une nouvelle installation, il est préférable d'utiliser un client communautaire prévu pour les serveurs privés lorsque le client officiel ne permet pas la connexion.

Conseil pour le premier test

Commencez par un test local avant d'ouvrir le serveur à Internet. Cela permet de distinguer un problème de serveur d'un problème de réseau, de pare-feu ou de WebSocket.

Ouvrir le serveur à des amis distants

Une fois le serveur fonctionnel en local, trois grandes solutions permettent de le rendre accessible depuis Internet.

1. Redirection de port

La méthode classique consiste à rediriger le port utilisé par votre serveur depuis votre routeur vers l'adresse IP locale de la machine qui l'héberge.

Par exemple, si votre serveur écoute sur le port 8080 :

  • identifiez l'adresse IP locale de votre ordinateur ;
  • créez une règle NAT/port forwarding sur votre routeur ;
  • redirigez le port TCP utilisé par le serveur vers votre ordinateur ;
  • autorisez également ce port dans le pare-feu de Windows ou de votre distribution Linux ;
  • utilisez ensuite votre adresse IP publique et le même port pour la connexion.

La procédure exacte dépend du routeur utilisé. Une adresse IP publique dynamique peut également changer au fil du temps.

2. Tunnel réseau

Un service de tunnel TCP peut permettre d'exposer temporairement un serveur local sans configurer directement le routeur. Des services comme ngrok proposent ce type de fonctionnalité.

La commande exacte et les adresses fournies dépendent du service et de son offre au moment où vous l'utilisez. Ne recopiez donc pas une adresse ou un port d'exemple comme s'il s'agissait d'une valeur permanente.

Vérifiez surtout que le tunnel utilisé prend en charge le trafic TCP nécessaire à votre serveur Agar.io et utilisez l'adresse et le port réellement fournis par le service.

3. VPS ou serveur dédié

Pour un serveur disponible 24h/24, un VPS peut être plus pratique qu'un ordinateur personnel. Installez Node.js, les outils de compilation et Git sur le VPS, puis suivez la même procédure OgarII :

git clone https://github.com/Luka967/OgarII.git
cd OgarII
npm install
cd cli
node index.js

La capacité d'un serveur dépend de nombreux facteurs : processeur, nombre de joueurs, bots, taille de la carte et paramètres du jeu. OgarII précise que Node.js peut utiliser un seul cœur CPU pour une instance et que plusieurs mondes peuvent fonctionner dans la même instance. Il est donc préférable de surveiller le CPU plutôt que de promettre un nombre fixe de joueurs pour une configuration donnée.

Foire aux questions

Quelle différence entre Ogar, OgarII et MultiOgar ?

Ogar est le projet historique original, dont le dépôt GitHub est archivé depuis le 27 novembre 2020 ; OgarII est une autre implémentation open source en Node.js qui prend en charge les versions actuelles du protocole, plusieurs mondes dans une même instance et uWebSockets pour le réseau ; MultiOgar est une autre branche historique dont plusieurs forks existent encore, dont celui, fortement modifié, d'agarian-2 avec son propre client. Il n'est donc pas exact d'affirmer qu'il n'existe que deux projets utilisables en 2026 : vérifiez toujours le dépôt choisi avant une nouvelle installation.

Peut-on utiliser le client agar.io officiel pour se connecter à un serveur privé ?

OgarII documente la commande core.disableIntegrityChecks(true) à exécuter avant une connexion depuis agar.io, mais ne garantit pas son fonctionnement avec toutes les versions du client officiel ; pour une installation destinée à un client privé, utilisez plutôt un client dont le dépôt documente explicitement sa compatibilité avec le serveur choisi, par exemple Cigar2, un client open source pour serveurs privés qui indique OgarII comme serveur recommandé.

Combien de joueurs peut supporter un serveur OgarII ?

La documentation officielle ne fournit aucun chiffre universel : une instance Node.js peut utiliser un seul cœur CPU, il faut donc surveiller principalement les performances du processeur, et le nombre de joueurs réellement supportable dépend aussi des bots, de la taille de la carte et des paramètres du serveur. La bonne méthode consiste à commencer avec une petite charge, surveiller l'utilisation CPU et augmenter progressivement le nombre de joueurs.

Est-ce que ça marche sur Raspberry Pi ?

OgarII étant basé sur Node.js et nécessitant la compilation de uWebSockets, une installation sur une architecture différente d'un PC classique peut demander des ajustements, et le projet ne fournit aucun chiffre garantissant un nombre précis de joueurs sur un Raspberry Pi ; vérifiez d'abord que votre version de Node.js, votre architecture et votre compilateur permettent de compiler les dépendances, sachant que le dépôt signale déjà des problèmes de compilation de uWebSockets sur certaines configurations.

Peut-on ajouter des skins personnalisés ou des bots ?

OgarII fournit une API pour ajouter des commandes et créer des modes de jeu personnalisés (les commandes se créent à partir du fichier src/commands/CommandList.js, et les modes de jeu en héritant de la classe abstraite Gamemode définie dans src/Gamemode.js, puis en l'enregistrant avec ServerHandle.gamemodes.register), mais les possibilités de skins dépendent du client utilisé, un skin ajouté côté client n'est pas disponible dans tous les clients Agar.io, et pour les bots, ne supposez pas qu'une commande précise comme addbot 10 existe partout : vérifiez les commandes disponibles dans votre serveur, notamment dans src/commands/CommandList.js pour OgarII.

Comment migrer un vieux serveur Ogar de 2016 vers OgarII ?

Considérez OgarII comme une nouvelle installation plutôt que comme une mise à niveau automatique : conservez les réglages importants de votre ancien serveur puis recréez-les progressivement dans le settings.json généré par OgarII, sans remplacer directement ses fichiers de configuration par ceux d'un ancien serveur, et ne supposez pas que les plugins, commandes et modes de jeu personnalisés d'un ancien serveur sont automatiquement compatibles, OgarII possédant sa propre API pour les commandes et les modes de jeu.

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